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Talbot House – Poperinge

La maison et son histoire

Un foyer pour 500.000 soldats en 1915-18, oasis d’humanité dans l’enfer des tranchées

Rarement demeure ancienne évoque-t-elle de façon aussi poignante le souvenir de ceux qui y ont trouvé refuge que la Talbot House de Poperinge. Bâtie il y a plus de 250 ans dans une de ces villes flamandes dont le drap et la bière firent la prospérité, c’est au cours de la Première Guerre mondiale qu’elle fut appelée à jouer un rôle mémorable. Poperinge devient alors un centre névralgique pour le ravitaillement des troupes qui défendent le front de l’ouest sous commandement britannique. C’est aussi la ville où se retrouvent les militaires en permission. L’aumônier Philip « Tubby » Clayton aménage une chapelle dans la maison et offre à tous un espace de paix et de réconfort. Des centaines de milliers de soldats bouleversés par les atrocités du conflit trouveront refuge à la Talbot House. La maison accueille aujourd’hui encore de nombreux pèlerins venus commémorer le sacrifice des victimes de la Grande Guerre.

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La Talbot House est un monument classé qui draine chaque année des dizaines de milliers de visiteurs

« Every Man’s Club »

Philip Tubby Clayton

© Talbot House

En 1914-1918, plusieurs clubs furent aménagés derrières les lignes de front pour offrir aux soldats un espace de détente durant les rares journées de permission qui leur étaient accordées. Certains pour la troupe, d’autres réservés aux officiers. Celui que l’aumônier Philip « Tubby » Clayton aménagea dans la maison d’un riche brasseur de Poperinge fut pourtant unique en son genre en raison de la personnalité tout à fait particulière qu’il lui conféra, « un foyer pour quand on est loin de chez soi ».

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La chambre qu’occupait le « chaplain » de la Talbot House a retrouvé son aménagement d’époque, spécialement émouvant. De nombreux militaires se sont réunis autour de la petite table pour y laisser parler leurs sentiments…

« A home away from home »

La « Talbot House » – du nom d’un jeune combattant décédé aux premiers jours du conflit – ressemblait à une vraie maison, avec son salon, sa salle à manger, sa cuisine, sa bibliothèque et son jardin. On y trouvait une cantine avec du thé chaud, des tables avec du papier pour écrire à ses parents ou à sa fiancée, des matelas pour faire la sieste, des fauteuils pour lire le journal ou un roman, des bancs pour discuter, des cartes postales, des cigarettes, des chandelles, des calepins, de l’encre et de la mousse à raser. Il y avait aussi, dans le grenier, une grande chapelle pour ceux qui souhaitaient se recueillir, un espace pour les jeux de société et même une salle de spectacle, utilisée pour des séances de cinéma ou des soirées cabarets…

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Pas de place ici pour les pessimistes !

intoHistory TipLe Père Tubby, particulièrement cordial et fédérateur, avait beaucoup d’humour. Ses petits messages à double sens ornent toujours les murs de la maison : « Si vous avez l’habitude, chez vous, de cracher sur le tapis, alors crachez ici… », « Les corbeilles à papier sont purement ornementales – par ordre » ou encore « Il s’agit d’une bibliothèque, pas d’un dortoir »…

« Oublie ton grade, toi qui rentre ici »

Au contraire de tout ce qui se pratiquait alors dans le milieu militaire britannique, la Talbot House accueillait chacun en tant qu’être humain, indépendamment de son rang dans la hiérarchie. C’est en homme, père ou fils, travailliste ou conservateur, croyant ou sceptique, amoureux ou célibataire, que chacun y trouvait sa place dans les conversations, même si le kaki restait la couleur dominante des tenues. Un espace où on pouvait se comporter en amis, sans devoir jouer au dur ou au héros.

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Les hommes appréciaient beaucoup le jardin, dont la verdure et la paix leur rappelait leur foyer © Talbot House

C’est vrai, seuls les officiers pouvaient louer une chambre à la Talbot House (et bientôt dans une autre maison de la rue, tant il y avait de demandes), alors que les soldats se partageaient un grand dortoir improvisé dans l’ancien entrepôt à houblon. C’est que le revenu de ces nuitées permettait au Père Tubby de couvrir les frais de location, de chauffage et d’éclairage de la maison, ainsi que d’offrir à tous thé, journaux, livres et autres petits conforts si appréciés après des semaines dans la boue des tranchées.

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Si vous cherchez une chambre à un seul lit, la « General’s Room » est une des plus authentiques (l’unique à avoir des draps pendant la guerre)

Ni femmes ni alcool

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La bibliothèque avait un grand succès © Talbot House

Il y avait à Poperinge de nombreux cafés, restaurants, cabarets et autres maisons closes dans lesquelles les soldats venaient dépenser leur maigre solde comme s’ils vivaient leur dernière soirée. Plus de 250.000 militaires étaient en poste autour de la ville : on comprend aisément d’où lui vient son surnom de « Little Paris »… A la Talbot House, on aimait aussi se réjouir, boire, chanter et danser, mais aucune fille de joie ne pouvait en franchir l’entrée, ni aucune boisson alcoolisée y être servie. Malgré cela, la maison ne désemplissait pas. Plus de mille soldats pouvaient y passer en quelques heures, comme l’attestent les registres où chacun laissait son nom à son arrivée.

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La pose photo dans la cantine – 1918 © VisitFlanders

intoHistory TipC’est en silence que les militaires remplissaient les cases avec leur nom, grade, unité et dernière position au combat, par respect pour les dizaines de milliers de signataires qui avaient déjà perdu la vie entretemps.

Une messagerie FaceBook avant la lettre

Les soldats au front recevaient très peu de nouvelles des autres militaires mobilisés en même temps qu’eux, dispersés sur la ligne des combats. Le Père Tubby imagina un système de messagerie, dans le hall d’entrée de la maison, par lequel chacun pouvait laisser un billet à l’attention de ses proches, dans l’espoir que ceux-ci, lorsqu’ils passeraient à leur tour à la Talbot House, leur donneraient également un signe de vie. Beaucoup de frères purent ainsi se retrouver, de pères et de fils se donner rendez-vous, de camarades, collègues ou voisins se réconforter…

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Les avis de recherche à la Talbot House sont souvent la dernière trace qu’on ait conservée de soldats disparus les jours suivants

« Toc H », un mouvement toujours vivant

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« Pop » pour Poperinge… © Talbot House

A l’issue de la guerre, le Père Tubby écrivit les « Histoires de la Talbot House », qui connurent tout de suite un immense retentissement auprès des anciens du « Saillant d’Ypres ». Un mouvement chrétien pris naissance, le « Toc H » (pour TH, Talbot House), fondé sur les valeurs vécues si intensément dans la maison : « aimer largement, construire courageusement, penser équitablement et témoigner humblement ». Un mouvement, placé sous l’égide de la reine d’Angleterre, qui se développa dans tous les pays du Commonwealth (Grande-Bretagne, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Inde et Afrique du Sud), ainsi qu’en Belgique.

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C’est la lampe de la chapelle qui est devenue l’emblème du mouvement

L’après-guerre

La Talbot House fut abandonnée après l’ultime offensive allemande du Mont Kemmel (à quelques kilomètres de Poperinge), puis ré-habitée par son propriétaire, le brasseur et banquier Maurice Coevoet, à l’issue de la guerre. De dernier reçut alors la visite de tant d’anciens soldats, désireux de revoir la maison et sa chapelle, qu’il finit par vendre sa demeure au mouvement Toc H en 1930. Les lieux sont alors aménagés pour l’accueil des pèlerins venus se recueillir sur les « Flanders Fields » (les champs de Flandre), jonchés de croix et de coquelicots…

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La « Berat Room », une des plus belles de la maison, garde encore au plafond la trace (discrète) de trois balles qu’un officier allemand y a tirées de son lit – pour une raison inconnue…

L’armée anglaise retrouva la Talbot House au tout début de la Seconde Guerre mondiale, avant le repli forcé sur Dunkerque. Réquisitionnée par les troupes allemandes, la maison sera utilisée pour y loger des officiers.
Elle retrouvera sa vocation d’accueil des voyageurs en 1945. Placée depuis 1971 sous la responsabilité d’une association belge, elle continue à offrir le gîte aux membres du mouvement Toc H, ainsi qu’à tous les voyageurs venus commémorer la Grande Guerre.

L’accueil, très british

Tous les hôtes se voient proposer une tasse de thé, à l’anglaise. C’est que les traditions se perpétuent d’une génération à l’autre à la Talbot House, soigneusement entretenues par de nombreux bénévoles ! Le jardin a été remis en état, quasi dans son apparence d’il y a cent ans, et les chambres sont restaurées l’une après l’autre, meublées avec un grand nombre de souvenirs des années 1915-1918. Le bureau du Père Tubby et la chapelle sont particulièrement émouvants, tant ils ont l’air habités encore par la présence de tous les soldats qui y trouvèrent un réconfort durant les périodes les plus sombres du conflit.

Talbot House Poperinge Chapel

Le petit harmonium portatif du Père Tubby l’accompagnait souvent lorsqu’il partait célébrer la messe dans les tranchées. Il fut d’ailleurs atteint de plusieurs éclats d’obus

Talbot House Poperinge_MuseumGrâce au soutien de la Région flamande, l’ancien entrepôt à houblon qui servait de dortoir et de salle de spectacle est aujourd’hui aménagé en musée. On y évoque la vie militaire derrière les lignes, avec toutes les activités qui faisaient de Poperinge une ruche bourdonnante, de jour comme de nuit : la répartition des vivres et des munitions, le soin des blessés, l’entraînement des nouvelles recrues, le courrier, les mille petits métiers d’une ville en guerre, les réjouissances arrosées de bière, les films de Charlie Chaplin, les histoires d’amour et autres passions, mais aussi les désertions et les traumatismes psychologiques…

Talbot House Poperinge Movie_Theater

Il y avait tant de fumée de tabac dans la salle de spectacle que l’opérateur cinéma dut faire installer de puissants extracteurs pour que l’image apparaisse sur l’écran !


Interview de Raf Craenhals, manager de la Talbot House (en anglais)

Poursuivre la lecture

Équipements

  • 10 chambres (demander les plus historiques)
  • Wifi
  • Petit déjeuner continental (ou anglais sur demande)
  • Tea Room et cuisine en libre accès (self-catering)
  • Salon, lounge, bibliothèque, terrasse
  • Jardin
  • Musée de la vie derrière les lignes en 1914-18
  • Langues parlées : néerlandais, anglais, français
  • Période de fermeture annuelle : de la mi-décembre au Nouvel-An
  • Ville la plus proche : Ypres (13 km)
  • Aéroport d’Ostende : 51 km
  • Gare de Poperinge : 2,5 km
  • Parking public
  • Transports en commun (voir horaires sur place)
  • Chambre au rez-de-chaussée accessible aux moins valides (mais la maison, classée, ne possède pas d’ascenseur pour la visite des étages)
  • Familles et enfants bienvenus (chambres familiales)
  • Animaux de compagnie (sur demande uniquement)
  • Espace non-fumeurs à l’intérieur

À voir dans les environs

 

Lijssenthoek_Poperinge

Le Lance-Caporal Cliford Labram, décédé à l’hôpital du Lijssenthoek © State Library of South Australia

La région de Ypres a gardé de nombreuses traces de ce conflit de tranchées si meurtrier. Vous commencerez bien sûr par visiter la Talbot House elle-même et son musée (le prix d’entrée est compris dans celui de la nuitée).
A Poperinge, le cimetière de l’ancien hôpital de campagne de Lijssenthoek est impressionnant avec ses 10.000 tombes. Un petit centre du visiteur permet de prendre conscience du combat silencieux mené ici au quotidien pour la survie de tant de blessés. Un outil de recherche permet de retrouver la trace des militaires qui ont servi leur patrie dans la région.

In Flanders Fields Museum © VisitFlanders

In Flanders Fields Museum © VisitFlanders

A Ypres, la visite du In Flanders Fields museum, aménagé dans l’ancienne halle aux draps, si symbolique de l’activité textile de la ville depuis le Moyen-Âge, est hautement recommandée. L’exposition, richement documentée et mise en scène de façon spécialement pédagogique, vous permettra de mieux comprendre les nombreuses réalités de la Première Guerre en Belgique et dans le nord-ouest de la France.

A 20h, tous les soirs depuis 1928, la sonnerie de trompettes du « Last Post » a lieu à la Porte de Menen à Ypres, en mémoire des milliers de vies sacrifiées autour de la ville (enregistrement sonore).

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De plus en plus de pèlerins assistent à ce vibrant hommage, dans un silence recueilli (Ypres) © VisitFlanders

© Passchendaele Museum

© Passchendaele Museum

A Passchendaele, où eut lieu une sanglante bataille vit périr plus d’un demi-million de soldats en 1917, vous découvrirez un musée fort bien conçu sur tous les aspects de ce tragique affrontement, avec riche collection d’uniformes et de pièces d’artillerie. Une section souterraine permet de visualiser les conditions de vie des soldats, terrés au fond d’abris. Un local de communication, un poste de premiers secours, des dortoirs et un quartier général y ont été reconstitués. Une maquette du champ de bataille et une tranchée complètent la visite.

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Le cimetière de Tyne Cot © John Bull

Le cimetière de Tyne Cot est le plus grand cimetière militaire britannique au monde. L’alignement si régulier de ses 12.000 tombes, sur les lieux mêmes d’une des attaques les plus meurtrières, est plus interpellant que tous les films tournés depuis pour dénoncer cette effroyable boucherie.

intoHistory TipIl est à noter que la plupart de ces sites offrent un accueil en anglais et en néerlandais, mais hélas pas toujours en français.

A lire, regarder ou écouter

 

Ieper_Talbot_House-37Pour apprécier pleinement l’atmosphère d’époque de la Talbot House, n’hésitez pas à enrichir votre séjour par quelques lectures (rien ne vaut un bon roman dans l’histoire pour faire revivre un décor ancien). Un film peut aussi stimuler l’imagination, tout comme l’écoute de certains morceaux musicaux vous transporter très efficacement dans le temps… Quelques suggestions:

Apprendre et comprendre

  • Champs_bataille_Flandres_Artois« Les Champs de bataille de Flandres et d’Artois » (collectif Michelin)
    Un guide très bien documenté pour préparer et accompagner votre découverte de la zone la plus occidentale du front de la Première Guerre. 360 pages de cartes et plans, synthèses historiques, citations littéraires, illustrations et conseils de visite.

Livres à savourer pendant votre séjour

  • Derriere la colline« Derrière la colline« , par Xavier Hanotte
    Un soldat anglais, affecté à l’entretien des cimetières militaires en France, se remémore ses années passées sur le front de la Grande Guerre. Certains événements tragiques lui ont laissé des plaies vivaces, avivées par la perte de ses amis les plus chers. S’il a pu survivre à cette boucherie ahurissante, sa vie semble s’être arrêtée en 1916. Plus qu’un récit de bataille, ce livre est avant tout un récit d’amitié, une interrogation dramatique – et tout à la fois poétique – sur le sens de la vie et celui du souvenir. Qu’est-ce qui nous attend « derrière la colline » ?
  • Pleurs_au_Fusil« Pleurs au fusil« , par Philippe Tabary
    Après l’assaut allemand de 1914, un petit village français, sur la frontière belge, se retrouve en zone occupée. Amputé de nombreux soldats, partis de l’autre côté du front. A quelques kilomètres des tranchées, ses habitants vont tenter, durant 52 mois, de faire face à toutes les épreuves que charrie le conflit. Les conditions de vie imposées par les « Prussiens » sont draconiennes. Face aux privations, aux vexations et aux corvées, les survivants s’arcboutent à l’existence. Mais tout est chamboulé dans l’ordre établi…
  • Cahier_Sergent_Henry« Ypres 1916-1918 – Le cahier du Sergent Henry« , par Philippe Glogowski
    Pour tous ceux qui préfèrent découvrir l’histoire en images, cette bande dessinée constitue un témoignage unique. Celui, authentique, du Sergent Henry, dont le carnet de notes a été retrouvé dans une tranchée après un assaut allemand. Une approche très personnalisée de la vie sur le front, évoqué dans ses élans les plus nobles, ses peurs et ses tragédies au quotidien, ses moments de détente entre compagnons d’armes et ses émotions déchirantes.

Films à regarder avant de partir

  • Bataille PasschendaeleLa Bataille de Passchendaele“, par Paul Gross
    Une histoire d’amour sur fond de Grande Guerre, sur les pas d’un soldat canadien, blessé durant le carnage de Vimy (Arras) puis – une fois soigné au pays – à nouveau en première ligne sur le Saillant d’Ypres dans les Flandres. Un bel hommage aux dizaines de milliers de combattants des pays du Commonwealth venus se battre aux côtés des Anglais dans cette zone du front où tant d’entre eux laisseront la vie (voir bande annonce).
  • Au_Champ_Honneur« Au Champ d’honneur« , par Jan Matthys
    La guerre de 1914-18 vécue à travers les yeux d’une famille flamande, déchirée entre le combat pour sa liberté et la tentation pour l’ordre germanique. Pendant que le docteur Boesman accepte un poste à l’université de Gand, ses fils affrontent les tirs allemands sur le front de l’Yser, tandis que Marie, sa fille devenue infirmière, tente de porter secours aux milliers de blessés du conflit. Une saga en dix épisodes, intéressante par l’éclairage qu’elle apporte sur la vie des populations civiles, leurs combats à l’arrière des tranchées, spécialement mis en valeur dans le musée de la Talbot House. Version originale en néerlandais sous-titrée en français (voir bande annonce).

Musiques (d’époque) à apprécier sur place

  • Keep_Home_Fires_Burning« Keep The Home Fires Burning »
    Compilation de marches militaires et de chants populaires entonnés par les troupes britanniques durant la Première Guerre, dans leurs enregistrements d’époque.
  • Little Grey House in the West (Peter Dawson)
    Un des airs chantés par les soldats réunis autour du piano de la Talbot House, dans sa version originale.

 

 

Pour votre facilité, plusieurs liens ci-dessus renvoient vers la description des œuvres sur Amazon. Si vous décidez d’en acquérir l’une ou l’autre via cette plateforme, intoHistory percevra une (petite) commission qui l’aidera à couvrir ses frais de fonctionnement.

Appréciation des visiteurs

Évaluation selon 1 avis:

Historical authenticity
Ambiance and settings
Quality of welcome
Degree of comfort

Gery de Pierpont

29-04-2015

The place to go and stay in to commemorate the centenary of the Great War in the 'Flanders Fields'! We have been, my wife and I, especially moved by the tragic pages of history written in the Ypres Salient in 1914-1918. But after visiting so many battlefields, war museums, cemeteries and memorials, it was good to realize there was another life then next to creeping in the front's trenches... Talbot House is not a common museum, nor is it a regular B&B. This unique place embodies such living human values that you can almost feel the heart beats of the thousands of soldiers who stayed here a century ago. Hear their songs around the old piano. Share their emotions while writing a letter home in the peacefulness of this blessed shelter. The humble house becomes even more inspiring in the silence of the night...
Wonderful 'British' welcome by enthusiast volunteers, keen to tell us all about what to see in the neighbourhood. Be sure you ask for a historical room, though, because some have been poorly refurbished in the '70 (luckily, these are now restored one by one). We will come back with our children!

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Qualité de l accueil
Niveau de confort

20e siècle Maison Maison/Chambres d’hôtes Moins de 60€/chambre

Grande Guerre

Talbot House
Gasthuisstraat 43
8970 POPERINGE (YPRES)
Belgique
+32 57 33 32 28
+32 57 33 21 83
Site web de la maison

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