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Blue Hostel – Rome

La maison et son histoire

Un ancien couvent classé, rénové avec goût et sensibilité, à côté de Santa Maria Maggiore

A Rome, l’histoire est partout présente. Chaque édifice du centre-ville y ancre ses racines, y puise son inspiration, sa raison d’être. Pourtant, la plupart des hébergements touristiques ont soigneusement dissimulé cette filiation et masqué les vestiges d’époque, longtemps considérés comme «vieillots». Le Blue Hostel, ancien couvent du 17e siècle, a bien souligné son appartenance au temps qui passe. Le charme de ses chambres, aux 3e et 4e étages, leur finition soignée et l’accueil de leur propriétaire conféreront une saveur toute particulière à votre séjour à Rome. Idéalement situé, juste à côté de la gare et du cœur historique.

Rome Blue Hostel

L’intimité d’une vraie chambre d’époque, au cœur de la Ville éternelle © Blue Hostel

Émouvante vocation du quartier

Le grand immeuble classé qui abrite le Blue Hostel remonte au 17e siècle. Ce couvent pour femmes remplace alors un bâtiment médiéval (de fonction inconnue), lui-même fondé sur un substrat antique. Nous sommes proches du sommet de l’Esquilin, une des sept collines de la Rome originelle. Juste en face se dresse l’ancienne église Saint-Antoine (13e siècle) qui fait partie d’un hôpital dédié aux malades possédés par le «feu de Saint-Antoine» (ergotisme). Jusqu’il y peu, on y procédait aussi à une très populaire bénédiction des animaux.

Roma Blue Hostel

L’ancien hôpital Saint-Antoine, qui aurait accueilli Saint-François lors de sa visite au pape © Achile Pinelli

Est-ce en raison de la proximité de la basilique Sainte-Marie-Majeure que des religieuses décident de construire à cet endroit, ou est-ce à cause de l’activité de l’hôpital ? Parmi les congrégations catholiques, les «ordres mendiants» se consacrent à l’aide aux démunis, aux soins médicaux, à l’éducation ou au service pastoral. Rien d’étonnant donc à les retrouver en pleine ville. Leurs couvents, si nombreux à Rome, occupent en général des immeubles à étage qui se fondent dans le tissu urbain. S’y alignent de nombreuses petites chambres et quelques pièces de vie commune au rez-de-chaussée.

A la fin du 19e siècle, le quartier fait l’objet d’un important plan de rénovation urbanistique, à l’initiative du premier roi de l’Italie réunifiée, Victor-Emmanuel II de Savoie. La rue de l’ancien couvent est alors rebaptisée «Via Carlo Alberto», en hommage au père du nouveau souverain, le roi de Sardaigne. Les ingénieurs décident même d’abaisser le niveau de la chaussée de plusieurs mètres pour en égaliser la perspective horizontale. C’est vraisemblablement aussi à ce moment que l’on rénove la façade de l’édifice.

Rome Blue Hostel

Derrière ce bel enduit fraîchement repeint se dissimule un enchevêtrement de murs de toutes les époques, imbriqués les uns dans les autres, du plus ancien au plus récent © intoHistory

S1Lorsque vous entrez dans l’immeuble, c’est une longue volée de marches qui vous accueille, dès le seuil, témoin de ce nivellement vers le bas. Le portail roman de l’ancienne église Saint-Antoine dut également aménager un double escalier d’accès pour compenser la différence de hauteur.

Le rythme des cloches

En arrivant à l’étage du Blue Hostel, vous tombez sur une touchante fresque ancienne, représentant l’Annonciation à Marie. Le ton est donné : le site était autrefois bien dédié à la prière. Il n’est pas difficile d’imaginer, dans le couloir voûté, circuler les petites sœurs voilées, se rendant d’un pas vif à l’office, se dirigeant vers leurs œuvres ou remontant vers leur chambre, au rythme des cloches.
Les religieuses ont quitté leur couvent il y a 200 ans, mais le bâtiment a conservé partiellement sa structure d’époque.

Roma Blue Hostel

La belle fresque de l’escalier, bien qu’assombrie par le noircissement de son enduit, intéresse les spécialistes de l’histoire de l’art, soucieux de lui rendre son éclat d’origine © intoHistory

intoHistoryA propos de cloches, celles de la basilique Sainte-Marie-Majeure font régulièrement entendre leur beau timbre (sauf la nuit). Une belle légende subsiste à leur sujet : vos hôtes Ercole et Andrea se feront un plaisir de vous la raconter. 

Un saut dans l’Italie d’hier

C’est au moment où Ercole, le propriétaire du 3e et du 4e étage de l’immeuble, décide d’aménager les anciens appartements des religieuses en chambres à coucher pour sa maison d’hôtes, qu’il découvre les anciens plafonds du 17e siècle, dissimulés par des plaques de plâtre. Le superintendant des monuments et sites (ministère italien pour le patrimoine culturel) le convainc sans difficulté de mettre en valeur ce patrimoine. Ils décident de valoriser toutes les traces d’histoire des anciennes pièces, leurs portes de bois, les carreaux-ciment du début du 20e siècle, les verres structurés (à reliefs). Ercole a également personnalisé l’aménagement de chaque chambre – simple, mais de très bon goût – avec de vieilles photos de famille, riches d’ambiance à la «Don Camillo». Sans oublier une touche de créativité bienvenue.

Rome Blue Hostel

Les anciens plafonds des chambres, garnis de poutres rapprochées et couvertes de planches ou de briques plates, sont les vestiges anciens qui impressionnent le plus les hôtes © intoHistory

Pour votre séjour au Blue Hostel, notez que les chambres du 3e étage sont plus hautes que celles du 4e (l’étage des novices ?), mais leur aménagement est tout aussi confortable. Une question d’ambiance, un peu plus intime dans les hauteurs… Si la suite possède une très belle vue sur l’ancienne église Saint-Antoine, les chambres arrières sont en revanche un peu plus calmes. A vous de choisir ! Signalons enfin que le petit déjeuner n’est pas prévu dans la location : vous le dégusterez dans un des nombreux cafés autour de la basilique.

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Équipements

  • CODE PROMOTIONNEL (5% de réduction via intoHistory) : 226974 – A compléter dans le formulaire de réservation en ligne
  • 6 chambres et 1 suite (4 lits)
  • Salles de bains privatives, TV, Wifi, frigo, machine à expresso, air conditionné
  • Nettoyage quotidien
  • Pas de petit déjeuner sur place (kitchenette pour la suite)
  • Langues parlées : italien, anglais, espagnol
  • Parking payant dans la rue
  • Gare de Roma Termini : 500 m
  • Aéroport Leonardo da Vinci (Fiumicino) et Ciampino : 25 km (train express jusqu’à la gare)
  • Nombreux transports en commun dans le quartier (voiture déconseillée en ville)
  • Non-accessible aux moins valides (escaliers)
  • Familles et enfants bienvenus (gratuit en dessous de 4 ans – lit d’enfant)
  • Animaux de compagnie non admis
  • Espace non-fumeurs

À voir dans les environs

L’avantage de ce logement évocateur (et surtout très charmant), c’est qu’il est à deux pas de la gare de Roma Termini, le nœud de communication de toute la ville. Que vous soyez un habitué de la cité des papes ou en visite pour la première fois, le choix est pratiquement infini (demander une carte spécialement annotée à l’accueil).

Une promenade d’un quart d’heure à travers le Parco del Colle Oppio (Esquilin), où se dressent les ruines de l’ancien palais de Néron et des thermes de Trajan, vous mènera droit au célébrissime Colisée et à l’enfilade des forums romains et impériaux – centre névralgique de la République puis de l’Empire romain.
Juste à côté, une visite à la basilique papale Sainte-Marie-Majeure vous plongera aux premiers temps de la chrétienté (4e siècle). Son plan original, en trois nefs délimitées par quarante colonnes de marbre, s’inspire directement des basiliques (civiles) romaines.

Rome Blue Hostel

La basilique est ornée de remarquables mosaïques médiévales, ainsi que de pavements incrustés de milliers de pierres de couleurs © intoHistory

La piazza Vittorio-Emanuele II est intéressante à découvrir, avec son architecture d’inspiration piémontaise, pour mieux saisir l’histoire du quartier. Le parc, fort animé (bien que peu entretenu) met en valeur une ancienne fontaine monumentale, construite au-dessus du château d’eau d’arrivée de l’aqueduc Aqua Julia.

Blue Hostel Rome

La structure de l’ancienne fontaine romaine du 3e siècle, impressionnante masse de briques et de béton antique, aujourd’hui dépouillée de ses ornements de marbre – piazza Vittorio Emanuele II © intoHistory

A lire, regarder ou écouter

A lire

  •  Promenades dans RomeStendhal, de Stendhal
    Riche description de la Ville éternelle au début du 19e siècle, entre carnet de voyage, évocations historiques et observation des coutumes de l’époque
  • PastisL’affreux pastis de la rue de Merles, de Carlo Emilio Gadda
    Un roman-clé de la littérature italienne, dont l’intrigue se déroule à deux rues de celle du Blue Hostel. Mais s’agit-il vraiment d’une simple enquête policière ?

A regarder

  • Vacances romaines, de William Wyler (1953)
    Une comédie amoureuse à l’eau de rose jouée par Gregory Peck et Audrey Hepburn, dont le charme tient à la fraîcheur des interprètes et au portrait bien croqué de la Rome des années ’50.

A écouter

  • Gregorio Allegri, compositeur romain du 17e siècle, connu pour ses très beaux chœurs de musique sacrée, en souvenir des religieuses qui firent construire le couvent
  • Reflet de la multiculturalité de Rome depuis son origine, l’orchestre Piazza Vittorio est un projet musical très vivace au sein du quartier depuis les années 2000. Ses chanteurs, issus de 18 ethnies différentes, proposent d’étonnants morceaux de musique du monde.

 

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Authenticité historique
Cadre et atmosphère
Qualité de l accueil
Niveau de confort

17e siècle Maison/Chambres d’hôtes 60-100€/chambre

Tarif réduit via intoHistory

Blue Hostel
Ercole Di Baia
Via Carlo Alberto, 13
00185  ROMA
Italie
Tel +39 340 925 8503
Fax +39 06 92913490
Site web de la maison d’hôtes

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